Orecchiette de Mama

Eh qu’ils l’ont l’affaire, les Italiens. Ça invente des plats avec deux ingrédients et quart et ça trouve le moyen de nous envoyer valser les papilles au septième ciel. Essayez la recette suivante pour comprendre ce que je veux dire. Et l’horloge de mon four fait dire que c’est prêt en moins de 20 minutes, remplissage de chaudron d’eau inclus.

Donc.

Pâtes orecchiette, olives Kalamata grossièrement hachées, tomates italiennes coupées en petits dés, bocconcinis coupés en dés aussi petits que les tomates et ben du basilic, ciselé.

Mélanger ensemble tous les ingrédients sauf les pâtes dans un grand bol. Faire cuire les pâtes dans de l’eau bien salée. Garrocher les pâtes bien chaudes dans le bol. Ajouter sel et poivre du moulin (pas d’huile, pas de parmesan, pas d’ail, euh-rien d’autre, c’tu clair?).

Si vous êtes comme moi, capoter vous allez.

Et vous direz merci à Noémie B. dans les commentaires, c’est elle qui m’a envoyé cette recette rapportée d’Italie par sa mère.

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What the huh?

Ça a tu d’l’allure, rien qu’un peu? Hmmm? Je regarde la date de la dernière fois où j’ai posté un billet et… euh…19 janvier? My my my.

Jusqu’à y a deux minutes, j’avais l’intention de patiner fougeusement pour faire amende honorable et m’excuser de cette absence. Mais on s’en balance, de mes raisons, hein? On s’en bat les couilles et vous n’avez pas cliqué sur ce lien dans votre feed RSS pour vous farcir de l’apitoiement condensé en canne.

Donc. En attendant que je redevienne pas pire dans une cuisine (j’ai fait des recettes pas possibles avec de la moutarde en poudre – ma déchéance est presque totale) et que j’achève de me souvenir que j’ai un blog à alimenter en plus de ma familie, allez voir ça pour savoir quoi manger ce soir.

Parce que moi, je suis pas trop fiable ces temps-ci.

Bouchées de saumon caramélisées

L’auteure et nutritionniste Geneviève O’Gleman m’a gentiment accordé la permission de partager avec vous la recette qui suit, qui a fait un tabac en ma chaumière. Prochaine fois que je la fais, je double les portions, calvaire! Y en avait pas assez pour un deuxième service (adulte), encore moins pour des restants! Les enfants ont tout dévoré, TOUT!

D’habitude, quand je prépare du saumon pour le souper, je l’accompagne de riz basmati, dont je brise souvent la monotonie par une cuisson dans un bon bouillon ou dans un mélange aromatisé à la noix de coco (comme celui de Asian Home Gourmet). Avec cette recette, j’ai plutôt opté pour des vermicelles de riz, tel que suggéré par l’auteure, et du brocoli vapeur arrosé de jus de citron. Win!

Il va sans dire que la préparation est aussi rapide que simple. Sinon, je ne vous en parlerais même pas, c’est pas compliqué, hein.

BOUCHÉES DE SAUMON CARAMÉLISÉES

Ingrédients

45 ml (3 c. à soupe) de marmelade à l’orange
30 ml (2 c. à soupe) de moutarde de Dijon
30 ml (2 c. à soupe) de miel
Poivre et sel
450 g (1 lb) de saumon frais sans la peau, coupé en cubes de 2,5 cm (1 po) de côté

Préparation

1. Préchauffer le four à broil. Placer la grille au centre du four.
2. Dans un grand bol, mélanger la marmelade, la moutarde et le miel. Poivrer généreusement et ajouter une pincée de sel.
3. Ajouter les cubes de saumon et mélanger pour bien enrober.
4. Déposer le saumon sur une plaque de cuisson doublée de papier parchemin et cuire de 8 à 10 minutes ou jusqu’à ce que le saumon soit doré et que les extrémités soient caramélisées (ben ben brunes foncées). Servir sur des vermicelles de riz et accompagner de légumes sautés ou vapeur.

Source: Bonne bouffe en famille, de Geneviève O’Gleman, aux Éditions La Semaine.

Fricassée de poulet de Bob

Si vous ne connaissez pas encore Robert James Penny, alias Bob le chef, il serait à peu près temps! Ses recettes sont simples, accessibles, souvent économiques et toujours délicieuses, vraiment.

Ma préférée dans son premier livre, Anarchie culinaire, est sa fricassée de poulet. Légumes coupés, poulet et morceaux de bacon qu’on arrose de bière et qu’on envoie dans le four. Quand je décide d’inviter des amis à rester à souper à la dernière minute, c’est souvent ce que je choisis de servir, puisque non seulement la préparation est courte, mais elle autorise l’affirmative à la question suivante: « Est-ce que je peux t’aider avec quet’chose? » Et s’ensuit potins et papotage autour des planches à découper, avec un p’tit verre de blanc pas loin. Vraiment agréable. On devrait considérer le potentiel social de certaines recettes plus souvent.

N’hésitez pas à jouer sur les quantités de légumes (plus de carottes, moins de patates), à ajouter d’autres éléments (panais, oignon rouge) ou à varier le liquide d’arrosage (vin blanc, bouillon de poulet). Ce sera tout aussi bon!

FRICASSÉE DE POULET

Ingrédients

1 carotte tranchée en rondelles
2 oignons coupés en dés
2 pommes de terre coupés en cubes
2 hauts de cuisses de poulet
2 poitrines de poulet
10 tranches de bacon coupées en petits morceaux
1/2 bouteille de bière de ton choix
1 c. à soupe de beurre
Sel et poivre au goût

Préparation

1. Dans un plat allant au four, déposer tous les légumes.
2. Ajouter le poulet et le bacon, puis verser la bière.
3. Ajouter le beurre et envoyer au four préchauffé à 400 °F environ 1 heure.
4. Servir avec les légumes et le jus qui se trouve dans le fond du plat.

Source: L’Anarchie culinaire selon Bob Le Chef, Éditions La Presse.

Pâtes bistro de Pascal

Il ne fait pas juste dessiner de belles bannières de blog et de chouettes bandes dessinées, Pascal Colpron: c’est aussi tout un cook! Tout à fait gratuitement, il m’a proposé cette recette de pâtes qui sort des sentiers battus (en ma cuisine, du moins). Du jambon? Des cubes de feta danois? Wouh, c’est exotique, ça là!

En la parcourant, j’ai toutefois été un peu déstabilisée par la longueur de la recette. Je me suis demandé si elle était réalisable en moins de 20 minutes, comme Pascal me le promettait. Or, le secret de l’efficacité, ici, réside dans la simultanéité: en attendant que l’eau bout, on coupe les légumes, et pendant que les pâtes cuisent, on fait revenir lesdits légumes, et on mélange tout ensemble pour finir. C’est très simple! Mais je n’ai pas encore développé la mestria de Pascal pour chorégraphier le tout de façon optimale, ce qui ne devrait pas tarder, puisque le résultat en nos assiettes fut aussi savoureux que générateur d’envie de récidive. Oh oui, vraiment.

Note: Si vous êtes comme moi et que vous ne raffolez pas des olives noires en conserve, optez plutôt pour des Kalamata – mais de grâce, évitez les olives noires séchées au soleil, sur lesquelles j’ai dû me rabattre à défaut d’en trouver, car conjuguées au jambon, elles feront exploser votre taux de sodium!

PÂTES BISTRO DE PASCAL! (« Une recette pour les gâ. »)
(donne environ 6 portions)

Ingrédients
1 oignon
1 poivron rouge
1 chopine de tomates cerises
1 pot de 300 g de feta danois dans l’huile (de la marque Apetina)
1 paquet de 450 g de tranches de jambon fumé style toupie
1 boîte de 450 g de farfalles Barilla #65;
7-8 tomates séchées dans l’huile
Olives noires tranchées en canne (environ 1 tasse) ou olives Kalamata dénoyautées

Préparation
1. Mets de l’eau à bouillir pour les pâtes.
2. Pendant ce temps, émince l’oignon et le poivron, coupe en lanières une grosse tranche de jambon fumé et coupe 7-8 tomates séchées dans l’huile en petits morceaux.
3. Ensuite, mets genre 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive dans le fond d’un poëlon, pis pars le feu à medium-high (entre 6 et 7).
4. Quand l’eau bout, sacre une pincée de sel de mer dedans, pis mets les farfalles dans le chaudron. Pars le timer: 11 minutes.
5. Quand l’huile est chaude dans le poëlon, mets les oignons dedans.
6. Quand les oignons sont un peu colorés et commencent à rôtir, ajoute les poivrons.
7. Quand les poivrons sont un peu ramollis et commencent à rôtir, ajoute le jambon et les tomates séchées;
8. Quand le jambon est chaud, incorpore les olives noires et baisse le feu.

Tes pâtes devraient être prêtes dans pas long. Une fois que la cuisson est terminée, ferme les ronds, égoutte les farfalles, pis remets-les dans le chaudron.
9. Mets le contenu du poëlon dans les pâtes.
10. À la cuiller, mets la moitié du pot de feta danois dans les pâtes, en gardant un peu (pas trop, quand même) d’huile aux fines herbes avec le feta en cubes dans chaque cuillerée.
11. Mélange le tout.
12. Sur chaque portion, ajoute 3-4 tomates cerises coupées en 2.

Steak à ‘ chinouèse de Pauline

Vos suggestions commencent à rentrer! Youppi!

Inaugurons donc l’aspect collabo-interactif de Fulgurobouffe avec cette recette maternelle de ma cousine, donc issue de ma tante. Nos parents, en effet, sont passés par là où nous sommes présentement (et pour les 20 prochaines années), dans cette phase rock and roll qui consiste à préparer les repas pour la maisonnée affamée – certaines phases sont plus longues que d’autres, hein! Mais qu’à cela ne tienne, on est ici pour s’entraider, et nos parents sont là pour prouver qu’on peut y survivre.

Ce qui suit est simp’simp’simple, avec un goût un peu sucré qui plaira aux tout-petits (mon garçon de 11 mois a tout mangé tout seul, un succès!). Ce qui m’a pris le plus de temps dans la préparation (environ 3 minutes): trancher la viande. Je vous invite chaleureusement à y ajouter des oignons en lamelles et des morceaux de coeurs de brocoli, why not peanut. Oh, oui, des arachides, bonne idée. Et n’hésitez pas à doubler, voire tripler les quantités, car les restants aussi sauvent la vie, ne l’oublions pas.

Sans plus tarder, je laisse la parole à ma cousine Marie-Hélène.

STEAK À’ CHINOUÈSE DE PAULINE

Ingrédients
Steak de ronde tranché en lanières
4 c. à soupe de sauce soya
2 c. à soupe de miel
1 c. à thé de pâte de gingembre
1 gousse d’ail écrasée
Poivre
Poivrons verts en lanières et céleri tranché

Préparation
1. Tu mets la viande à mariner pendant que tu pars ton riz et que tu prépares les légumes.
2. Tu fais revenir la viande égouttée et les légumes quelques minutes, puis tu ajoutes la marinade et laisses mijoter jusqu’à ce que la sauce réduise à ton goût.
3. Voilà, tu as du steak à la chinoise de Pauline.
(Oh, et je préfère substituer le poivre noir par une pâte de piment…)

Pizza time, oh oui

Qui ne connaît pas les vertus des pizzas? Aussi faciles que rapides à préparer, elles permettent en outre de vider notre frigo de ben des affaires qui connaîtraient autrement une fin atroce dans le camion de vidanges.

Chez nous, la pizza se retrouve au menu presque toutes les semaines.

Croûte que croûteParce que j’ai toujours la base chez moi: la croûte et la sauce du fond.

Comme croûte, j’utilise les croûtes carrées, car congelables et faciles à ranger (à la verticale, ça prend presque zéro place). Et comme sauce, j’ai fini depuis longtemps de me faire suer avec la sauce à pizza commerciale en canne: ça coûte cher pour une seule utilisation, ce n’est pas si bon et je finissais toujours par jeter la petite conserve (mal) recouverte de sa pellicule plastique avec les petites touffes blanches de moisi dedans. Ça suffit! Maintenant, je recouvre mes croûtes de pâte de tomates en tube (saupoudrée de fines herbes) ou de pesto de tomates séchées. Ça ne se perd juste pas, du pesto. Alleluia.

Bon, maintenant qu’on a réglé la question de la base, que met-on sur ces belles pizzas-là? Je vous le donne en mille: nimpotequoua. Tous les restants de légumes sont bons. Vous n’avez pas assez de diversité à ce chapitre? C’est le temps de sortir vos coeurs d’artichauts en conserve ou vos bouquets de brocoli surgelés. Vos restes de fromages qui vont bientôt durcir à côté du beurre, dans la porte du frigo. Vos restes de poulet cuit qui vous dépriment. Ce Tupperware de boeuf assaisonné pour les tacos (oui, de la viande hachés sur la pizza, c’est très bon). D’autres idées? C’est l’infini de ce côté, et vous avez sûrement votre propre « best of ».

Pizza, je t’aime. Tu m’as sauvé la vie si souvent, et les enfants sont toujours contents, et l’homme aussi, et… et… (sanglots émus) tu es si BONNE!

MISE À JOUR 1: Rangées à l’horizontale, les croûtes prennent autant presque zéro place qu’à la verticale. Faut croire que je n’avais pas encore pris mon café…

MISE À JOUR 2: D’autres idées de croûtes: du pain pita, des tortillas ou du pain naan.